
Pour une fois le métro n’a pas eu de retard et il n’y a pas eu d’accident de parcours pour se rendre à l’évènement Metro Last Light, le dernier jeu de 4A Games. C’est dans les couloirs sombres de Issy les Moulinaux que Koch Media a accueilli blogueurs et journalistes dans un cadre collant tout à fait à l’ambiance sombre du jeu. Le vigile vérifiait d’ailleurs nos tickets à l’entrée du haut de son accent russe et de son air grave !
Avant d’aller parler à mes connaissances, j’ai assisté à une présentation du jeu par deux développeurs ukrainiens qui ont vite abandonnés l’idée de nous parler, les français comprenant mal l’anglais, c’est l’auteur des romans Metro, Dmitry Glukhovsky qui nous a présenté son univers dans un français parfait.

Et cet univers est très prenant, glauque et donne pourtant envie de s’y plonger. Plonger dans la déchéance de l’humanité, l’apocalypse et les idéologies extrémistes. Metro se passe à Moscou après une guerre nucléaire qui a ravagé la surface, seuls les habitants qui se sont réfugiés dans le métro ont pu survivre. Enfin ça c’était avant que notre joueur ouvre un passage vers la surface et laisse ainsi rentrer des créatures mystérieuses, les Sombres (appelées Noirs en VO). Même si Metro 2033 avait deux fins, les développeurs ont choisi de continuer l’aventure en partant de la mauvaise fin, résultat il ne reste plus de Sombres, sauf un et le héros devra essayer de communiquer avec lui.
Trêve de spoil, le jeu est très beau et surtout optimisé, les joueurs PC se rappellent le monstre nécessaire pour faire tourner 2033. L’histoire est le point fort du titre ainsi que la façon dont sont traités les différents mouvements du 20ème siècle (nazisme, communisme, anarchie…). Rassurez vous le gameplay n’est pas en reste et Metro Last Light (anciennement Metro 2034) flirte avec le jeu de survie/horreur avec une gestion des munitions et de l’oxygène (l’air extérieur étant vicié). Ça reste du post-apo avec ses codes et ses environnements sombres, désertiques et désertés mais la découverte de certaines zones nous fout une claque bien sonante.

Durant le reste de la soirée on pouvait jouer, bien sûr, au jeu (sur des PC de guerre signés nVidia) et manger des spécialités russes . Ce n’est pas mauvais et souvent à base de champignons froids et de sucres. Bien sûr il y avait quelques bouteilles de champagnes, de la bière et du coca mais les vrais hommes carburaient à la vodka. Il y avait une vodka fruitée excellente, bien loin des pisses-vinaigre des supermarchés.
Personnellement j’ai plus discuté avec l’éditrice des romans de Glukhovsky, qui sont édités par l’Atalante, j’ai appris beaucoup de choses sur le monde l’édition, c’était génial. Par contre je regrette vraiment de ne pas avoir pris une interview avec l’auteur c’est quelqu’un de passionné avec un univers riche. Même si il ne se considère pas comme un scénariste de jeux, il créé beaucoup trop de personnages dans ses livres ce qui fait qu’ils sont faciles à adapter en jeu. Il est plutôt content du rendu final, fidèle à son univers.

Bref l’évènement était vraiment sympa et le jeu vaut vraiment le coup si vous accrochez à ce genre d’univers. Néanmoins il reste assez court, trop peut-être pour s’imposer comme un titre majeur de 2013.
/!\ Merci à Donwar d’avoir joué le reporter pour hdgaming.fr. C’est aussi un blogueur/videomaker : http://www.pocket-collection.fr /!\
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